Québec : un tour au cœur de la belle province

Par Jérôme
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Avec Pascal, le co-auteur de ce blog, nous souhaitons faire découvrir autrement les lieux où nous choisissons de passer nos week-ends, nos vacances ou même nos balades. Cette fois il s’agit de nos premières vacances  loin du territoire national. Notre choix de destination a été rapide ; en automne une seule destination possible : plonger au cœur de la belle province, le Québec .

Partons ensemble découvrir la terre de nos cousins de la belle province qui attire autant par ses étendues magnifiques et sauvages que par la proximité de sa langue qui nous tient tant à cœur !

Notre tour au cœur de la belle province

Nous nous sommes inspirés pour préparer notre périple de quelques blogs bien faits (https://chouetteworld.com/15-jours-au-quebec-itineraire/ ) ( https://www.voyagetips.com/2-semaines-au-quebec/) (https://www.carigami.fr/magazine/un-avant-gout-de-vacances/monde/canada/road-trip-quebec-15-jours.html ). Ils nous ont permis de dresser la carte de notre futur circuit et ainsi de préparer nos étapes. Il est toujours bon de s’aider des expériences des autres pour profiter au maximum du voyage.

Voici  l’aperçu de notre circuit :


Ensuite nous avons décidé de réserver une voiture (Dollar) au départ de Montréal (à l’aéroport) pour la durée totale de notre “trip”. Bien sûr le Québec est sur le continent américain donc tous les véhicules proposés sont à boite automatique. C’est un peu perturbant pour nous européens qui avons l’habitude des boites manuelles. Si l’on peut, il est bien de “s’entraîner” avant de partir. Une seule recommandation : OUBLIER SON PIED GAUCHE ! Il est également judicieux de choisir un kilométrage illimité ; nous avons parcouru plus de 1700 kilomètres !

Comme tout le monde nous avons cherché à voyager au meilleur coût. Nous avons donc opté pour un vol “classe éco” avec CORSAIR qui propose un très bon rapport qualité-prix pour peu que l’on ne soit pas trop exigeant sur la place dans l’avion d’autant qu’il y a 7 heures de vol !

Nous avons également préféré réserver à l’avance nos hébergements avec petit-déjeuner en hôtel ou en gîte. Sans conteste la formule gîte est mieux à tous points de vue mais nous avons gardé à l’esprit notre budget. Dans le domaine de l’hébergement il y a de tout ! Nous avons fait le choix de tout réserver sur Booking. La difficulté avec ce genre de site est de faire confiance ou non aux avis qui peuvent beaucoup varier. Alors nous avons eu le meilleur comme le pire !

Au fur et à mesure de ce récit, nous laisserons les coordonnées des meilleurs, pour les autres nous avons donné notre avis sur internet.

Ce que nous voulions d’abord voir en venant dans cette belle province étaient les paysages alors nous avons choisi de passer peu de temps dans les grandes villes. Bien évidemment nous n’avons pas délaissé totalement Montréal et Québec. Ainsi nous avons établi notre circuit partant de Montréal, lieu d’arrivée dans le pays, et s’y finissant.

Nous n’avons réservé aucune activité et avons préféré voir au fur et à mesure de notre trip et nous avons bien fait, à postériori.

JE ME SOUVIENS

Après 7 heures d’avion, nous voici en fin à Montréal. Les formalités douanières passées (ils ne rigolent pas les canadiens !) nous pouvons enfin gagner le centre ville par le bus (n°747 STM) direct entre l’aéroport Trudeau et le centre ville (terminus en plein quartier latin limite quartier du Village). Spécialement équipé pour les voyageurs avec bagages, attention à bien respecter les consignes des chauffeurs car ils ne badinent pas avec le rangement des valises ! Sinon le trajet est rapide quoique fonction des travaux et ils sont nombreux à Montréal (sauf en hiver paraît-il !).

Première chose qui frappe quand on déambule en ville et que nos yeux se portent sur les voitures (en plus de constater que les petits véhicules sont rares), ce sont les plaques d’immatriculation, présentent juste à l’arrière et qui arborent un magnifique “Je me souviens“.

Un peu d’histoire…

Pourquoi ? Pour savoir, il faut  consulter les guides ou internet. En fait c’est la devise officielle du Québec depuis 1939. L’origine de la formule remonte à 1883. C’est l’architecte Eugène Etienne Taché qui conçoit les plans du palais législatif du Québec (actuelle Assemblée Nationale) et qui la devise dans la pierre sous les armes du Québec. Cependant personne n’a pris le soin de lui donner une signification officielle y compris en 1978 lorsque le gouvernement Lévesque la fait inscrire sur les plaques d’immatriculation pour remplacer le slogan publicitaire “La Belle Province”. Du coup les interprétations divergent…

L’automne au Québec c’est pour les couleurs mais il ne faut pas oublier que c’est aussi la saison qui précède l’hiver ! Et donc la météo peut nous jouer des tours et elle n’a pas manqué de s’amuser de nous. En gros un jour sur deux : pluie.

Petit tour dans Montréal

Notre première vraie journée à Montréal fut donc bien arrosée. La visite de la vieille ville à pied s’est donc limitée à la zone du vieux port où se concentrent les constructions les plus anciennes et où il est intéressant de s’arrêter au château Ramezay pour une visite retraçant l’histoire du Québec et de Montréal. Visite très utile et enrichissante même s’il faut bien suivre le fil historique très intense. C’est vivant et pas très cher (11 dollars canadiens soit env. 7€50 par pers.).

Quelques conseils

Dans l’introduction de ce récit, j’ai parlé des hébergements. Nous avions fait le choix de réserver les nuitées avec petit-déjeuner et de fait il nous fallait gérer tous les autres repas qu’il n’était bien entendu pas question de prendre tous au resto ! Alors nous avons alterné entre pique-nique et restaurants pas trop chers. Tout ça pour faire un petit topo sur la fameuse addition ou pour faire plus québécois, la facture.

Comprendre l’addition… enfin la facture

Deux choses à savoir : les prix de tout ce que l’on achète sont hors taxes (il y en a 2) et hors service. Il faut compter 15% en plus pour les taxes et entre 15 et 20% pour le service dans les restaurants. La technique la plus simple pour savoir combien donner de pourboire est d’ajouter l’équivalent des taxes soit 15% (1.50$ CAD par tranche de 10$ CAD). Ne pas donner pour le service (pourboire) et on passe pour un gros radin ! Payer en CB facilite beaucoup la tâche, après un petit apprentissage, car le terminal vous propose le montant. Il suffit alors d’accepter… On peut compter sur les serveurs qui sont absolument charmants pour nous expliquer (et pour cause !).

Je passerai sur les produits alimentaires que l’on trouve dans les supermarchés pour les pique-niques…

Au terme de ces deux jours à Montréal que nous n’avons pas vraiment pu découvrir (ce n’était pas notre objectif), il était temps pour nous de partir à la découverte des vraies beautés de la région.

Donc allons récupérer la voiture de location réservée avant notre départ (Rentalcars) bien sûr mais pour cela il faut retourner à l’aéroport.

La voiture représente le 3ème poste de dépense du voyage après l’avion et le logement. Bien évidemment nous avions choisi la formule avec kilométrage illimité et le rachat de garantie au cas où ! Nous avions également ajouté un second conducteur et avons bénéficié d’un plein de carburant gratuit. L’essence étant peu chère en comparaison de la France, ce n’est pas ce qui a fait exploser le budget même avec une essence (ordinaire là-bas).

EN ROUTE…

Récupérer l’auto ne fut pas compliqué, par contre quitter l’aéroport et Montréal c’est autre chose même muni d’un GPS (Canada-USA) qu’il est préférable si possible de se faire prêter. A nous les grandes autoroutes gratuites et la signalisation déroutante quelques fois.

Ne cherchez pas les panneaux indicatifs aussi précis qu’en France avec les directions. Non il faut se repérer aux numéros des routes avec les orientations géographiques (N, S, E, O). Elles sont larges voire très larges, à faire pâlir nos sociétés d’autoroutes, droites mais pas toujours en bon état ! Je suppose que les conditions météorologiques n’aident pas (gel et dégel).

Toutes les autoroutes sont limitées à 100 km/heure pour tous les véhicules (camions y compris et quels camions !) avec une vitesse minimale exigée (60 km/heure). Du coup on se fait beaucoup doubler par les camions et les pick-up  dont chaque québécois possède au moins un exemplaire. Les québécois sur la route sont aussi courtois que dans la rue, jamais ne retenti le son du klaxon.

Nous avions bien lu les guides avant notre départ notamment la rubrique “conduite au Canada” mais une fois sur place c’est un peu déroutant.

Les carrefours ont autant de “Stop” (que dis-je Arrêt) qu’il y a de routes. Ainsi la règle est que la priorité est donnée au premier arrivé ; les feux de l’autre côté du croisement en hauteur avec parfois un rouge clignotant, une flèche verte qui autorise à tourner alors que le feu est rouge etc… Enfin la première règle est d’avoir lu les conseils et ensuite d’observer et de rouler prudemment. Que du bon sens ! Du coup on est bien content de circuler hors agglomération.

En toute honnêteté le GPS peut s’avérer utile mais nous avions fait le choix de lui adjoindre une bonne vieille carte routière et nous n’avons pas regretté. Elle nous a beaucoup servi (carte Michelin Québec 760).

Première étape : Mont Tremblant

En route donc pour notre première étape : Mont Tremblant. On découvre les toutes premières couleurs de l’automne, timides mais déjà prometteuses.

Le petit village de Mont Tremblant se situe en limite du parc national du même nom entre Laurentides et Lanaudière. Au bord d’un lac (Lac Tremblant) c’est une station de ski aux couleurs vives. Le paysage est très boisé, riche en lacs et cascades où les activités de plein air sont légions.

Il est même possible à la tombée du jour d’apercevoir des biches avec leur faon qui sortent des fourrés et qui sont peu farouches pour peu qu’on les approche précautionneusement.

Cette étape passée nous poursuivons vers Grand-mère en bordure du parc de la Mauricie au nord de Trois-Rivières et proche de Shawinigan. L’étape routière fut longue et surtout bien arrosée. Nous avions décidé de ne pas prendre que l’autoroute pourtant plus rapide et dès que possible rejoindre le chemin du Roy qui longe le Saint Laurent. Nous l’avons aperçu de temps en temps quand la couverture pluvieuse nous laissait un peu de répit.

Deuxième étape : Grand-mère/Parc national de la Mauricie

Avant de rejoindre notre gîte pour 2 nuits on improvise deux visites : les forges du Saint Maurice et les chutes de Shawinigan. Les premières retracent l’histoire de la sidérurgie au Canada (1ère entreprise), les secondes car elles sont à l’origine du berceau de l’électricité au Québec grâce aux centrales hydroélectriques qui y ont été construites.

La petite bourgade de Grand-Mère se situe aux portes du parc national de la Mauricie au nord de Shawinigan (route 153). Aujourd’hui bien calme, elle a connu son heure de gloire à l’époque où la production papetière était florissante. Toute la ville en vivait et était quasiment la propriété de l’entreprise. Les maisons construites pour le personnel étaient chauffées par la vapeur produite par l’usine. Aujourd’hui disparue, il ne subsiste que la friche industrielle tant bien que mal réhabilitée mais surtout de charmantes petites maisons du type du gîte qui nous a accueilli pour 2 nuits (Gîte l’Ancestral réservé sur Booking).

On y est accueilli par Claudette Tremblay, charmante hôtesse qui nous explique l’histoire de la ville, de son gîte tout en étant aux petits soins avec ses hôtes. Moment délicieux dans ce lieu typique où règne la confiance facile et sans détours des québécois.

Nous avons pu profiter pour ces deux nuits d’un gîte douillet, bien agréable avec les matins frisquets, et déguster de délicieux pancakes à la banane ou mieux aux bleuets (airelles et non myrtilles). Tellement goûteux que l’on ne s’arrêterait d’en manger si notre bonne éducation n’était là pour nous retenir !

C’est donc de Grand-Mère que nous partons découvrir la parc national de la Mauricie.

Celui-ci est traversé par une route payante aux arrêts et points de vue, départs de randonnées multiples qui peuvent satisfaire tout le monde.

Des lacs, des arbres, la nature, le calme. Et l’on ne s’y trompe pas car le dimanche c’est le lieu de villégiature de beaucoup de citadins venus chercher le calme.

Tout ici est pensé pour que chacun puisse passer un agréable moment.

Belle journée ensoleillée enfin ! où les couleurs se sont révélées.

Direction le Lac St Jean pour la troisième étape

Après cette halte revivifiante, il nous a fallu reprendre la route. Direction le nord par la route 155 afin de rejoindre les berges du lac St Jean dans la région Saguenay-Lac St Jean.

La route empruntée pour cette étape est longue (3h30-4h00), quasiment droite, bordée de magnifiques paysages mais malheureusement dépourvue d’arrêts aménagés pour profiter des points de vue. Dommage !

Ce qui impressionne en premier lieu, c’est son étendue. Ne cherchez pas l’autre rive, il est impossible de la voir. Il fait l’effet d’une mer intérieure avec une superficie de plus de 1000 km2.

Pour les amoureux de cyclotourisme, il est possible d’en faire le tour. La route des bleuets, pour peu que l’on s’en sente le courage, en fait le tour en 256 kms.

Nous étions partis avec 2 idées de visites : le village historique de Val-Jalbert a priori incontournable et le musée amérindien de Mashteuiatsh. Nous avons très vite fait notre choix. Notre but étant l’authentique, Val-Jalbert cité partout dans les guides se veut d’attirer les touristes. A la vue du tarif demandé (33 $ CAD/pers) pour visiter ce qui s’apparente à un parc d’attraction, nous avons choisi de rebrousser chemin.

Le cœur du Québec : la culture amérindienne

Du coup nous avons préféré le musée amérindien. Certes le village n’a rien de typique et le bâtiment du musée encore moins. Il est même carrément laid mais sa beauté est à l’intérieur. Nous sommes accueilli, au vrai sens du terme, par un descendant des indiens Ilnu, notre guide pour cette visite. http://www.cultureilnu.ca/musee-amerindien-de-mashteuiatsh/horaire-et-tarification

L’entrée beaucoup plus abordable (11$ CAD/pers) et surtout une qualité de visite inestimable. Une heure de visite en extérieur par un Ilnu aux connaissances infinies sur la culture amérindienne, le mode de vie, l’histoire, la faune, la flore…

Dès le lendemain nous reprenons notre périple en direction de Saguenay. En fait Saguenay est surtout composé par Chicoutimi qui est la capitale régionale du Saguenay-Lac Saint-Jean. Et elle est constituée depuis 2002 de Chicoutimi, La Joncquière et la Baie.

Saguenay-Chicoutimi

Donc on visite surtout Chicoutimi. C’est là que se concentre l’essentiel de la vie culturelle et de l’animation. Abritant l’université de la région ainsi que le conservatoire et l’orchestre symphonique régional, elle draine une population jeune et active.

C’est en aval de la ville que se forme le fjord du Saguenay dont les eaux la coupent en deux.

La pluie encore une fois nous accompagne mais nous choisissons tout de même de braver les éléments et de découvrir le Parc de la Rivière du Moulin. https://rivieredumoulin.saguenay.ca/

Totalement au hasard, quelle découverte ! Un parc gigantesque proposant toute une gamme de sentiers pédestres du plus bucolique au plus sportif qui permettent d’admirer la nature aux portes de la ville.

Une bonne marche de 3 heures dont nous rentrons mouillés mais ressourcés. Au milieu d’un vaste espace arboré, aux sentiers entretenus et balisés, nous pouvons suivre la rivière du Moulin. L’attrait principal de ce parc réside dans les trois chutes qu’il est possible d’admirer : les chutes des sables, à l’Équerre et du Voile de la mariée.

La visite de la ville sera pour le lendemain.

Dans Chicoutimi

Nous débutons cette journée par la Pulperie, fleuron de l’industrie papetière canadienne de la fin du XIXème siècle. https://www.pulperie.com/infos-pratiques/horaire-tarifs/

Aujourd’hui il ne subsiste que quelques vestiges et un musée intéressant qui retrace l’histoire et la vie du site industriel. Et qui propose également des expositions temporaires.

Sur le chemin nous croisons La Petite Maison blanche symbole du courage des habitants lors du déluge de juillet 1996. La visite est possible. https://petitemaisonblanche.com/histoire-petite-maison-blanche

Le reste de la journée sera consacré à la découverte de la ville de Chicoutimi notamment sa zone portuaire le long du Saguenay. Ainsi nous découvrons l’art de la réhabilitation d’anciens bâtiments comme cette ancienne gare non loin de la promenade portuaire.

Mais aussi un version plus moderne de l’architecture religieuse !

Toute cette marche, car nous choisissons autant que possible de laisser notre véhicule au parking, nous creuse bien sûr. Ainsi nous trouvons de temps en temps des petits restos bien sympas comme cette pizzeria située non loin de notre hôtel. La pizzeria Sorrento, simple d’apparence et sise à un carrefour nous offre une formule buffet très intéressante dans un endroit chaleureux.

Et maintenant en route vers les baleines…

Déjà le 9ème jour de notre circuit et nous gagnons le lieu mythique incontournable pour toute personne désireuse de découvrir la belle province : Tadoussac.

La météo après nous avoir honorés de ses plus belles gouttes semble à cours d’arguments et se décide enfin à nous laisser une éclaircie pour profiter de ce moment ultime.

Nous reprenons donc direction le sud-est par la route des fjords nous abreuvant ainsi des couleurs de l’automne canadien.

Arrivée à Tadoussac impressionnante. On dirait que la route se jette dans la baie.

Comme le soleil est de la partie nous décidons dès notre arrivée de réserver l’excursion à la rencontre des baleines. Il est aisé de trouver le point de vente des tickets et facile de dépenser 180$ CAD pour 2. Nous choisissons l’excursion en zodiaque pour une expérience inoubliable au plus près de cétacés, si nous les voyons. https://www.croisieresaml.com/

Après avoir rejoint le point de ralliement où il nous est remis de magnifiques ensembles voyants et réputés étanches ! nous gagnons l’embarcadère pour partir à la découverte des baleines. Malgré une journée ensoleillée il est recommandé de s’habiller chaudement et l’histoire montrera que cette précaution n’est pas superflue.

30 minutes plus tard nous sommes sur site. Et là, la féérie de la nature. Entre rorquals et baleines à bosses nos yeux n’en peuvent plus. Nous avons également la chance sur le trajet de croiser la route de bélugas.

Nous ne regrettons pas le choix du zodiaque qui nous a permis d’approcher au plus près ces créatures majestueuses.

Petite surprise au retour : les embruns à 4°C avec un vent de face, nous sommes trempés jusqu’aux os et frigorifiés bien que très chaudement habillés. La petite soupe d’accueil ne fut point de trop pour tenter une réanimation corporelle !!! Bien vite on court se changer.

Encore la tête pleine de ces superbes instants nous décidons de visiter Tadoussac où quelques belles bâtisses nous ravissent également.

Comme cette petite chapelle dite des indiens, plus ancienne chapelle en bois encore existante au Canada. Ou encore l’hôtel de Tadoussac avec son toit rouge immanquable.

Fin de journée au gîte du Bouleau https://www.gitedubouleau.com/fr-fr où l’accueil est comme à la maison par une hôtesse charmante dans un cadre douillet. Une bonne nuit après nos émotions visuelles et cutanées.

A regret le lendemain nous quittons Tadoussac pour rejoindre la région de Charlevoix et plus précisément St Joseph de la Rive prochain lieu de villégiature.

Nous devons tout d’abord traverser la rivière Saguenay à son embouchure mais il n’y a pas de pont ! C’est donc en traversier que s’effectue notre passage sur l’autre rive (gratuit).

Nous longeons donc le St Laurent pendant environ 2 heures sur une route qui fait un peu les montagnes russes avec une arrivée que l’on appréhende tant elle donne l’impression là aussi de se terminer dans le fleuve.

Notre hôtel est situé sur le bord du St Laurent mais notre chambre n’a pas la vue qui va bien ! On ne peut pas tout avoir.

Le reste de la journée est consacré à la découverte de Baie St Paul, petite ville non loin et réputée pour ses galeries d’art. En effet il y en a partout. Il est possible de parcourir le centre à pied ce qui permet de prendre le temps d’admirer les façades colorées de certaines d’entre elles.

La Poutine

Après beaucoup d’hésitations nous décidons enfin de goûter la célèbre poutine. Venir au Québec et ne pas en manger une semblait bien être un crime de “lèse-majesté”. Alors nous avons recherché un endroit où elle nous semblait la plus vraie et voilà le résultat :

Là c’est une version un peu améliorée d’une viande fumée. Une chose est sûre on ne mange rien avant et rien après. Enfin sauf si on est un local !

Déjà notre 11ème jour !

Prenons un peu le large et partons à la découverte de l’île aux Coudres située sur le St Laurent en face de St Joseph. On reprend le traversier et nous voilà sur l’île en quelques minutes.

Son nom vient de ce qu’elle regorgeait de noisetiers (coudriers) lors de sa découverte par Jacques Cartier.

Une route en fait le tour qu’il ne faut surtout pas hésiter à emprunter afin de pouvoir l’apprécier dans sa globalité. Le calme assuré loin de l’agitation touristique. Quelques maisons, restaurants, magasins pour ceux qui vivent là au long cours, le lieu aspire au repos avec vue sur le fleuve.

Une visite sympa à faire, l’écomusée de la meunerie, site original où l’on peut voir réunis en un même lieu un moulin à eau et un moulin à vent. A faire… https://www.quebecoriginal.com/fr-fr/fiche/quoi-faire/visites-et-patrimoine/musees-et-sites-historiques/les-moulins-de-lisle-aux-coudres-economusee-de-la-meunerie-1172183

Encore une fois, une occasion de trouver un lieu original où se restaurer : la Fascine https://www.aubergelafascine.com/

C’est bon, c’est simple et sympa. Et certains soirs il est même possible d’assister à des concerts. L’établissement fait aussi auberge.

A notre retour à l’hôtel et puisque le temps est de la partie nous en profitons pour visiter l’écomusée de la papeterie St Gilles https://www.tourisme-charlevoix.com/attraits/papeterie-saint-gilles/ ainsi qu’une fabrique artisanale de santons. Le tout en face de l’hôtel.

Le St Laurent à marée basse. St Joseph de la rive

Finissons par QUEBEC

Dernière étape majeure de notre périple chez nos cousins de la belle province : la mythique Québec.

C’est sous un ciel gris mais gris clair que nous y arrivons. Nous déposons notre voiture à l’hôtel qui nous offre la possibilité d’un parking et choisissons la solution du bus pour nous rendre dans le centre historique de la ville.

L’entrée se fait par la porte St Jean, vestige encore bien solide, de l’ancienne forteresse entourant la ville. On voit de suite qu’ici s’est faite l’histoire du pays. Enfin un vrai centre historique mais avec le revers de la médaille : la foule de touristes !

Avec un bon plan, on peut déambuler à pied dans la ville et ainsi mieux la découvrir. Mais c’est perché en haut du promontoire qui constitue le cœur historique que l’on peut mieux appréhender son importance stratégique.

Là encore la pluie nous a rejoint et nous contraint à préférer les musées à la contemplation du St Laurent.

On choisit donc le musée du Fort qui nous conte l’histoire de la conquête et des batailles de Québec.

Lorsque enfin une éclaircie apparaît nous en profitons pour descendre au quartier du petit-Champlain qui  nous offre un décor surprenant.

Ici on ressent moins l’influence anglo-saxonne, la ville est moins “américanisée” que Montréal par exemple. Du coup on s’y sent tout de suite plus à l’aise, moins écrasé par les immeubles même si quelques constructions hasardeuses auraient pu être évitées ! Avis personnel…

On se croirait presque dans une vieille ville française fortifiée.

Déjà la fin…

Nous devons à regret reprendre notre route pour la fin de cette belle échappée en terre canadienne ou plutôt québécoise. Retour donc à Montréal pour une dernière nuit au sein du Village.

Nous décidons de prendre le métro jusqu’au Mont-Royal. Celui-ci nous octroie une bonne bouffée d’oxygène et nous permet d’admirer la ville depuis le belvédère. Il paraît que la vue ici est magnifique au lever du soleil qui embrase alors les grattes-ciel. Nous n’avons pas eu cette chance car nous y sommes en fin de journée mais tout de même…

 

Epilogue

Voilà notre boucle est terminée. C’est toujours trop court mais nous repartons la tête pleine de magnifiques souvenirs avec une seule envie : revenir ! Le pays est tellement grand que ce séjour de 2 semaines nous a paru ridicule.

Direction donc une dernière fois vers l’aéroport pour un décollage du soir…

et un atterrissage parisien du matin…

Et pour vous aider :

– Guide du Routard Québec + Ontario 2019/20

– Petit Futé Canada

– Carte Michelin 760 Québec

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